Boni Yayi et Ibrahim Boubacar Kéïta le 23 novembre à Bamako
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Le chef de l'Etat s'est rendu hier 23 novembre 2015 à Bamako trois jours après l'attentat terroriste qui a coûté la vie à 20 personnes à l'hôtel Radisson Blu dans la capitale malienne. Boni Yayi est allé exprimer le soutien du peuple béninois au peuple malien. Mais le chef de l'Etat agissait aussi au nom de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) qu'il préside.
Reçu par le président malien, Ibrahim Boubacar Kéïta, Boni Yayi a condamné au même titre que les Nations Unies, cet attentat terroriste qui selon lui ne visait pas seulement le Mali :
"C'est l'UEMOA qui a été attaquée, c'est la sous-région qui a été attaquée, c'est le continent africain qui a été attaqué, c'est le monde entier qui a été attaqué (...). Le peuple béninois et les pays de la sous-région de l'UEMOA et de la CEDEAO associent leurs voix à la condamnation de cet attentat odieux [par] le Conseil de sécurité".
Boni Yayi en a profité pour dénoncer la dimension terroriste qu'a prise la crise du Nord du Mali déclenchée en 2012. Il a juste titre rappelé son engagement à l'époque quand il était président de l'Union africaine pour protéger l'intégrité territoriale du Mali. Alors qu'un accord de paix a été signé en juin dernier entre le gouvernement et les mouvements rebelles, Boni Yayi ne comprend pas le sens de cet attentat. C'est pourquoi il invite l'ONU à convoquer une "conférence internationale sur le terrorisme". Boni Yayi a indiqué qu'il a déjà saisi le Secrétaire général de l'ONU à cet effet.
Vincent Agué



