Partis de la Bourse du Travail, menés par les leaders syndicaux en fonction retraités, les marcheurs son passés par l'Etoile rouge pour chuter au ministère du Plan. Sur place, un catalogue de revendications a présenté à la ministre du Travail qui assure l'intérim du ministre d'Etat chargé du Plan. Les représentants des travailleurs ont dénoncé pêle-mêle, l'opération de déguerpissement, le faible pouvoir d'achat de la population, la "parodie de dialogue social", l'enfermement d'un responsable syndical des forestiers, etc.
Les réformes dans le secteur public opérées ou envisagées par le gouvernement sont critiquées par les syndicats. Ce sont notamment les mises en concession, délégation ou affermage d'hôpitaux publics, du port, de la SBEE. Ils exigent alors "l’arrêt des privatisations, de la spoliation du patrimoine national et le retour de celui-ci dans le giron de l’Etat".
"Le gouvernement, malgré l'apparence, attache du prix aux questions de liberté, de sécurité et de bonne gouvernance", a répondu la ministre du Travail. Adidjatou Mathys promet que les revendications des "partenaires sociaux prévilégiés" feront "l'objet d'examen" avec les responsables syndicaux.
A noter que la marche des travailleurs n'a pas réuni de politiques et son itinéraire initial a été modifié par le Préfet de Cotonou, Modeste Toboula.



