mercredi, 19 avril 2017 09:27

Revue de presse du 19 avril 2017

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La revue de presse sur Radio Bénin

     
 

Revue de presse du 19 04 17

Issa Bah Séko

 

L’ancien ministre délégué de la défense, ancien ami du président Patrice Talon, Candide Azannai a déjà commencé par disposer de son agenda. Candide Azannai a rendu visite hier au professeur Albert Tévoédjré. Le potentiel parle de come-back d’Azannai sur la scène politique. Pour le potentiel, cette visite au domicile du renard de djrégbé n’est pas anodine, bien au contraire, elle prépare psychologiquement les béninois à accueillir le moment venu le ministre démissionnaire. Mais en attendant, le potentiel nous informe que Candide Azannai est allé rencontrer le professeur Tévoédjré, pour lui présenter sa lecture des derniers développements de l’actualité nationale. Le potentiel estime que cette visite fait peur aux rupturiens, car elle sème la panique dans leur camp.

On reste dans la dynamique de la politique avec fraternité qui constate l’activisme des patriarches. Dans sa chronique, en vérité, mon confrère Angelo Dossoumou du quotidien fraternité revient sur la visite de Boni Yayi chez Soglo ; de la visite de Soglo chez Talon ; de la visite de Soglo et ses fils chez Tévoédjré et récemment de la visite de Candide Azannai chez Tévoédjré. Jamais en l’espace de quelques semaines, des sages de notre pays n’ont autant multiplié les entrevues, sans qu’il ne soit question de crise sociopolitique majeure, ni d’enjeu électoral, fait constater mon confrère. Angelo Dossoumou écrit ensuite que quand on voit cet activisme des patriarches, forcément, il y a matière à conjecturer. Mon confrère en déduit que Soglo et Tévoédjré ne sentent apparemment pas impliqués comme ils l’auraient souhaité. Mais Angelo Dossoumou fait savoir que le mandat présidentiel n’est pas un mandat délégué. Et donc, quelques soient les conseils et les suggestions de Soglo et de Tévoédjré au président, il revient à Patrice Talon d’apprécier leur pertinence. J’espère que Talon avisera.

Mais avant que Talon n’avise le moment venu, le potentiel constate une froide relation entre Talon, Soglo et Tévéoédjré. Le Potentiel écrit que un an à peine, ils étaient encore à visage découvert dans une lutte acharnée contre l’ancien chef d’Etat Boni Yayi et ses affidés. 12 mois après que l’un d’eux, Patrice Talon a été porté au pouvoir par une large coalition, leur relation semble s’étioler et laisse une appréhension d’un bloc d’opposition noble, avec au premier chef, le tandem Soglo Tévoédjré. Le Potentiel voit en ces mouvements de visite entre ces personnalités divisées entre temps mais mécontentes de la gouvernance actuelle, une sorte de suspicion pour Patrice Talon, qui observe intelligemment et saura faire face en homme averti.

Et justement, Fraternité n’attend pas longtemps pour signaler que Patrice Talon est loin, très loin même. Puisqu’il a reçu secrètement les 60 députés qui l’ont soutenu. Pour Fraternité Talon avance et il sera difficile de le rattraper. Le compétiteur né, a fait part à ses nouveaux alliés de ses attentes ainsi que de ses projets politiques à court, moyen et long terme nous souffle Fraternité. Et puisqu’il faut aller sur le terrain et travailler pour faire adhérer les populations à la vision du chef de l’Etat. Patrice Talon et les 60 députés ont scruté ensemble l’horizon pour définir des perspectives politiques claires et adaptables aux différents enjeux ajoute le journal. Fraternité retient qu’une base claire susceptible de porter un partenariat politique pérenne est en train de prendre corps et de façon méthodique. Fraternité conclut simplement que l’homme politique Talon passe à la vitesse supérieure ! Et pour ça, il a déjà avisé.
Terminons cette revue de presse avec une caricature de l’enfant Claudio dans Fraternité. Il s’agit d’un couple où le mari dit à sa femme : Chérie, j’ai ramassé ta tontine, et la femme de lui répondre : cache mon argent, ton frère ancien prisonnier là nous regarde. Le frère ancien prisonnier, surpris de la réaction de la femme réplique : mais, moi j’ai fait la prison pour bagarre, pas pour vol. La femme lui répond calmement : mon cher, prison c’est prison.

Issa Bah Séko

Lu 2747 fois Dernière modification le jeudi, 20 avril 2017 08:52
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