La revue de presse sur Radio Bénin
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Revue de presse du 05 04 17 Issa Bah Séko |
Par 60 voix pour, 22 contre et 01 abstention, l’assemblée nationale a rejeté hier après plus de 10h de débat, le rapport de prise en considération du projet de révision de la constitution du 11décembre 1990. Le journal du service public, la nation constate que ce vote vient arrêter la procédure parlementaire sur le dossier qui ne peut être réintroduit au parlement que 3 mois plus tard. Mais pour sa part, le progrès retient que pour l’heure, la constitution ne changera pas. Pourtant, écrit le progrès, au départ, les négociations formelles comme informelles étaient favorables à la révision. Fraternité constate le rejet du projet de révision et titre dans une chronique je cite « Fin de course pour la révision ». Pour fraternité, c’est la démocratie béninoise qui a triomphé, car la majorité des ¾ indispensable pour la recevabilité du projet de révision de la constitution n’a pas pu être réunie hier à l’hémicycle conformément aux dispositions de l’article 154 de la constitution du 11 décembre 1990. L’évènement précis s’invite dans le débat et écrit que le projet Talon échoue face à une minorité de blocage de 22 députés. Pour l’évènement précis, c’est la première bataille politique que le régime Talon vient de perdre. Le journal qualifie cela, d’un revers de taille. Mais l’Evènement Précis, précise que l’honorable Rosine Soglo a semé la panique hier au parlement, avec cette affaire de supposé achat des députés qu’elle a évoqué lors de la plénière. Et justement sur la question, le Progrès écrit que l’intervention de Rosine Soglo était le pavé le plus lourd à atterrir dans la marre. Le Progrès écrit qu’à la surprise générale, Rosine soglo a avoué avoir été approchée financièrement pour voter en faveur de la révision. Le Progrès ajoute que comme la plupart de ses collègues, Rosine SOGLO aurait pris sa part. Seulement, poursuit le Progrès, il existe une certaine conscience dont elle reste encore pourvue qui l’oblige à ne pas aller dans le sens voulu par ses employeurs. Le Progrès finit en écrivant qu’à côté de la position de Rosine Soglo, des mauvaises langues bien pendues estiment que Patrice Talon a été victime d’une télécommande dont le propriétaire est allé le remplacer à Paris.
Après le véto des 22 députés le ministre Joseph Djogbénou a réagi suite au rejet du projet de révision de la constitution. La Nation nous a rapporté un extrait des propos du ministre Djogbénou je cite « L’assemblée Nationale a fait son travail et a délibéré sur la prise en compte du projet de révision de la constitution initié par le gouvernement. Cette décision est négative à la poursuite de la procédure. Le gouvernement va l’apprécier et en tirer les conséquences qu’il jugera nécessaires. Ce qu’il faut dire, c’est qu’il n’y aura pas de débat sur l’approbation du projet. Ce qu’il faut aussi dire est que notre constitution reste en l’état. Tout ce qu’elle a de vertueux et de difficulté demeure. C’est un combat qui se poursuivra »fin de citation. Mais le ministre ajoute qu’il pense que nous sommes des êtres humains de liberté, et que chaque député a usé de son libre arbitre pour apprécier le projet. Joseph Djogbénou en conclut que c’est qui fait les grandes nations. Qui le rejet du projet de révision de la constitution n’est qu’une bataille de perdu. D’après Afrique Express considère que la guerre n’est pas terminée. Afrique Express écrit que le processus de révision va certainement se poursuivre et que c’est aussi cela qui caractérise les grands hommes. Ils savent reconnaitre leur défaite, reculée pour mieux sauter. Afrique Express conclut que Patrice Talon a entendu son peuple et que sa réaction ne saurait tarder.
Issa Bah Séko



